L’ancien arbitre international gabonais Jean-Claude Djimbi a été retenu par la Fédération internationale de judo comme superviseur aux Championnats du monde seniors 2026. Ouverte le dimanche 4 octobre à Bakou, en Azerbaïdjan, la compétition place le Gabonais parmi les quatre responsables chargés d’encadrer le travail des arbitres. Il est le seul représentant africain au sein de ce dispositif international.
Les épreuves individuelles des Mondiaux se déroulent jusqu’au samedi 10 octobre, avant la compétition par équipes mixtes prévue le lendemain. La Fédération internationale de judo a annoncé la participation de 622 athlètes issus de 93 nations et des six continents. Les concurrents sont répartis dans sept catégories masculines et sept catégories féminines. Cette forte participation confirme l’importance de l’événement dans le calendrier mondial du judo. Le seul Africain dans le dispositif arbitral
Jean-Claude Djimbi intervient à Bakou aux côtés de trois autres superviseurs désignés par la FIJ. Aucun arbitre africain ne figure par ailleurs parmi les 16 officiels retenus pour diriger les combats. Le Gabonais devient ainsi l’unique représentant du continent au sein de l’encadrement arbitral de ces Mondiaux. Cette situation renforce la portée symbolique de sa présence en Azerbaïdjan.
Le rôle de superviseur consiste notamment à observer les décisions prises pendant les combats et à veiller à une application cohérente du règlement. Cette fonction exige une connaissance approfondie des règles internationales et une solide expérience des grandes compétitions. Jean-Claude Djimbi devra également contribuer à garantir l’équité et la qualité de l’arbitrage. Sa désignation confirme la confiance que lui accorde désormais l’instance mondiale du judo. Une carrière construite au plus haut niveau
Avant de devenir superviseur, Jean-Claude Djimbi s’est imposé comme l’une des principales figures de l’arbitrage africain. L’ancien judoka a officié lors des Jeux olympiques de la jeunesse de Buenos Aires en 2018. Il a ensuite été retenu pour les Jeux olympiques de Tokyo 2020, organisés en 2021, puis pour ceux de Paris en 2024. Ces différentes expériences lui ont permis d’intégrer durablement l’élite mondiale de l’arbitrage.
Après avoir mis un terme à sa carrière d’arbitre international en septembre 2024, le Gabonais avait été nommé « Referee Supervisor » par la FIJ. Il était alors devenu le premier Africain à occuper cette fonction stratégique. Sa première grande mission avait eu lieu lors des Championnats du monde juniors de Douchanbé, au Tadjikistan. Depuis, Jean-Claude Djimbi poursuit son ascension dans les structures techniques de la fédération internationale. Les Jeux de Los Angeles 2028 en ligne de mire
Les Mondiaux de Bakou représentent une étape importante dans son ambition de participer aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Jean-Claude Djimbi espère intégrer le groupe restreint des quatre superviseurs appelés à officier lors du rendez-vous olympique. Son travail en Azerbaïdjan devrait donc compter dans l’évaluation menée par la Fédération internationale de judo. La concurrence s’annonce particulièrement relevée pour obtenir l’une de ces places.
Cette nouvelle désignation constitue également une reconnaissance pour le judo gabonais et africain. En l’absence de combattant gabonais engagé à Bakou, Jean-Claude Djimbi assure la représentation du pays au plus haut niveau de la compétition. Son parcours ouvre une voie aux jeunes arbitres africains désireux d’intégrer les grandes instances internationales. À deux ans des Jeux de Los Angeles, le Gabonais poursuit ainsi une carrière déjà exceptionnelle au service de l’arbitrage mondial.

